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LE RECRUTEUR EST UN CSP, C'EST QUOI UN CSP ?


Vous avez décroché 
un entretien ?  Très bien ! 
Mais vous n'avez pas osé 
poser la question lorsque le chargé de recrutement 
vous a indiqué qu'il travaillait pour le CSP de l'entreprise...

Qu'est-ce qu'un CSP ? 


Apparu pour les services financiers, le Centre de Services Partagés s'applique à presque tous les services de l'entreprise. 

Il a pour but de rationaliser les coûts tout en augmentant la productivité. Des experts sont regroupés dans une cellule et facturent leurs services aux différentes directions. 

Concrètement? Vous avez RDV avec un chargé de recrutement du siège qui fait une première sélection, un peu comme un cabinet de recrutement. Il pourra vous proposer de passer des tests, vérifiera vos diplômes....

Avantages pour vous ? 

- Le process de recrutement est piloté par un spécialiste du recrutement, il est donc normalement rationalisé et évite la multiplication des entretiens. 

- Centralisant une grande partie des offres d'emploi d'un groupe, vous pouvez ainsi multiplier les opportunités. Mais attention, si vous échouez, c'est autant de portes qui se ferment dans ce groupe.

Alors, préparez-vous sérieusement !


LA RECHERCHE D'EMPLOI ET LE MARCHÉ CACHÉ ?


Vous pensez que seules les annonces peuvent vous permettre de postuler ?



Il y a bien le « marché ouvert » qui est l'ensemble des annonces diffusées par les entreprises, mais aussi le « marché caché » qui est l'ensemble des emplois qui ne font pas l'objet d'annonces par les entreprises.

Le marché caché est accessible en envoyant des candidatures spontanées ou en faisant appel à son réseau.   70 % du marché du travail est caché. De plus, 80 % des candidats se battent sur le marché ouvert, tandis que 20 % des candidats préfèrent le marché caché. 

Cette situation démontre combien le marché caché est malheureusement encore inconnu par les candidats, pourtant bien plus important que le marché ouvert. 

En effet, le marché caché tient au fait que beaucoup d'entreprises reçoivent régulièrement des candidatures spontanées et n'ont dès lors pas besoin de diffuser d'annonces pour les emplois disponibles... 

Les entreprises se constituent un vivier. Elles peuvent également passer par un "chasseur de tête" qui contacte directement des professionnels.

Sur ce blog, découvrez comment présenter une candidature performante.


PME/GRANDE ENTREPRISE : COMMENT ET POURQUOI CHOISIR?


Vous avez pensé à cibler le poste que vous recherchez.
Il est également important de choisir la taille de l'entreprise qui vous convient le mieux.

Pourquoi? Comment?





Dans le cadre votre recherche d'emploi, une des premières questions que vous devez vous poser est : quel est votre marché cible ? 

Définir son marché cible est une des clés de la réussite. Il s'agit de déterminer le type d'organisation que vous souhaitez intégrer et qui vous conviendrait le mieux. Vous gagnerez du temps dans votre recherche et pourrez affiner votre sélection d'annonces et de candidature spontanée.


Votre choix est dicté par 2 facteurs : 

- La réalité du marché du travail : les PME en France représentent 95 % des entreprises pour 70% des emplois. Il semble donc que la piste de la PME soit à étudier...
-  Votre système de motivation, vos attentes et votre mode de fonctionnement au travail.

Mais comment savoir si vous êtes plutôt fait pour travailler dans une petite ou grande entreprise ?

Voici les caractéristiques principales des deux organisations pour vous guider dans votre choix.


PETITE ET MOYENNE ENTREPRISE

D'une manière générale la gestion des hommes est moins..........gérée! 

La taille de la structure ne permet pas et ne nécessite pas d'avoir une Direction des Ressources Humaines mais plutôt un Service du personnel. Il a une fonction d'administration et moins de gestion.

- Les fonctions sont souvent moins définies, elles permettent mais aussi demandent plus de polyvalence. 

- Les possibilités d’évolution en interne sont limitées.

- La gestion de carrière suit souvent une ligne «  plus opportuniste » (un départ, un long congé d'un collaborateur...) que rationnelle. On parle peu de gestion de carrière car il n'y a pas ou peu de gestion à proprement parler.

- La direction n'attend pas de vous que vous soyez "mobile" et que vous changiez de poste régulièrement. Elle ne vous en offre pas trop les moyens non plus.

- Les moyens financiers souvent plus restreints. Les compétences recherchées seront donc l’adaptabilité, la capacité à prendre des initiatives et à aller chercher l'information. Il y a peu de procédures et souvent la culture est "orale". Le recruteur privilégiera un candidat "débrouillard", capable d'évoluer dans un cadre souple. 

- Elle laisse plus de place à la liberté individuelle dans la prise de risque, l’improvisation…. Les tâches sont moins routinières.

- La ligne hiérarchique est souvent courte : les dirigeants sont «  plus faciles d’accès ». La communication est directe, informelle. L'ambiance peut être même familiale voir "trop" (les relations interpersonnelles peuvent "brouiller" les cartes et créer des conflits).

- Les décisions sont plus rapidement prises, on en voit et on mesure plus rapidement les résultats.

- La taille de la structure ne  permet pas d'avoir une deuxième chance si vous avez une "mauvaise" image. Pas question de recommencer dans un autre service en évitant de reproduire vos erreurs.

- La rémunération dépend davantage des savoirs-faire et des performances. Le diplôme est moins prédominant que dans les grandes entreprises. 

- Il y a une possibilité de négociation plus grande compte tenu de l'absence de grille de rémunération. 



LA GRANDE ENTREPRISE

Sa taille lui permet de mettre en place une Direction des Ressources Humaines qui tendra à organiser et gérer les "hommes" avec plus ou moins de moyens, plus ou moins de légitimité à le faire et plus ou moins de résultat.

- Les fonctions sont bien définies et cadrées, mais aussi plus cloisonnées via la spécialisation.

- Elle offre plus de possibilité d’évoluer ou de changer d’activité.

- L’évolution suit souvent une ligne plus rationnelle et planifiée. Les postes et leur contenu sont identifiés.

- L’évolution professionnelle peut exiger une mobilité géographique nationale ou internationale. Mais elle crée aussi cette opportunité.

- Les critères de recrutement seront très souvent : le diplôme et les langues. La spécialisation est privilégiée à la polyvalence.

- La ligne hiérarchique est plus longue, les "accès" aux décideurs très limités. La communication est formalisée, moins conviviale, et répond à des codes. 

- Les délais dans la prise de décision sont plus longs, voir très longs.

- Les procédures et la ligne hiérarchique peuvent limiter la prise d'initiative.

- La rémunération est souvent gérée par niveaux de diplômes, d’intitulé, de coefficient, d’ancienneté… La marge de négociation est faible ou se fait dans le cadre d'une "fourchette". La part variable est aussi cadrée. 


Dans les deux cas (PME ou grande entreprise), après plusieurs années d'expérience dans l'une ou l'autre, il est difficile de "convaincre" que vous saurez vous adapter à un autre environnement (et le sauriez-vous vraiment?). Ce choix de début de carrière est donc décisif.

Ceci rend indispensable une réflexion sur ce sujet. Nos consultants sauront vous conseiller en fonction de votre personnalité et de votre système de motivation. Ils sauront également vous conseiller sur les risques d'un changement de taille d'entreprise en milieu de carrière.



DÉCOUVRIR LES DIFFÉRENTS PROFILS DU RECRUTEUR ?


Afin de vous adapter à votre interlocuteur, il est important de le cerner et de comprendre QUI il est.




Dans un monde idéal, le recruteur « sait » recruter : il structure l’entretien, maîtrise les techniques de questionnement permettant d’évaluer les compétences du candidat, il sait identifier son mode de motivation et ses valeurs, il sait décoder ses attitudes….).

De plus, il connaît son besoin : il connaît bien l’entreprise, sa culture, ses forces et ses faiblesses, les métiers, le responsable pour lequel il recrute, l’équipe dans laquelle le candidat devra s’intégrer et surtout le contenu du poste à pourvoir. Ce dernier point s’il peut vous faire sourire est hélas……..souvent mal maîtrisé et vous vous en apercevez très vite en entretien. 

Que faire si vous vous rendez compte que vous en connaissez presque plus que le recruteur sur le poste ou les chiffres clé de l’entreprise ? Adaptez-vous. 

Vous avez l’impression qu’il ne connaît pas l’équipe? Adaptez-vous ! 
Ne le mettez pas mal à l’aise : il sait qu'il n’est pas professionnel mais il a le pouvoir, pas vous ! Limitez vos questions à des questions……….auxquelles vous pensez qu’il a les réponses. 

Si l’entretien ne se passe pas bien pour le recruteur…..cela ne se passera pas bien pour vous. Ce pourrait être tentant de « rétablir » un peu l’équilibre dans ce jeu de pouvoir (parfois désagréable à vivre) et montrer que vous pouvez aussi le déstabiliser mais….ce ne serait que vous faire plaisir le temps de l’entretien. Rappelons que l’objectif est de vous faire recruter.


Sans tomber dans la caricature, voici une liste non exhaustive des profils d’interlocuteurs que vous pouvez rencontrer :  

Le « pro » du recrutement 

Il a généralement suivi des études en Ressources Humaines (ou s’est formé pendant sa vie professionnelle) et peut être formé aux tests de personnalité. Il a choisi de faire du recrutement et « aime » recruter pour la valeur ajoutée qu’il peut apporter à l’entreprise et à ses collègues et non pour le pseudo pouvoir que cela lui confère. Il correspond au recruteur du monde idéal décrit plus haut. Mais lui non plus n’est pas infaillible : il peut avoir à remplacer un collègue absent et ne pas connaître le poste ou l’équipe.

C’est sans doute le type d’interlocuteur le plus facile à gérer : vous pouvez anticiper ses questions même si elles ne sont pas toujours évidentes (d’où la préparation) et décrypter son comportement. Laissez-vous guider. Il ne cherche pas à vous piéger mais à voir si vous êtes le candidat qui correspond le mieux au poste. Inutile donc de vous faire passer pour quelqu’un que vous n’êtes pas : soit il s’en rend compte et vous ne serez pas retenu, soit vous vous rendrez vite compte pendant votre période d’essai que l’objectif n’est pas de se faire recruter mais de trouver un emploi qui vous convienne et dans lequel vous pourrez être performant.

Il ne vous juge pas : il n’y a pas de bonne ou de mauvaise personnalité, pas de bon ou de mauvais candidat mais un candidat adapté ou non à un poste, une équipe, un manager, une culture d’entreprise. Exemple : un chargé d’affaires qui a eu l’habitude pendant plus de 10 ans de travailler dans une entreprises avec de nombreuses procédures, une ligne hiérarchique importante (lenteur) et un pouvoir de décision limité, ne sera pas le meilleur candidat pour un poste similaire dans une petite structure peu organisée, avec une culture orale, peu de procédure et une nécessité de prendre rapidement des décisions. Le candidat ne sera certainement pas retenu (et c’est mieux pour tout le monde) mais ne sera pas un « mauvais » professionnel pour autant. En revanche, pour un même profil, il y a le candidat qui s'est préparé et celui qui ne l'est pas....

 Le recruteur non professionnel du recrutement 

On pourrait l’opposer au « pro » du recrutement. Il vient généralement d’un autre métier où il ne donne plus satisfaction, et souvent parce que l’on ne sait pas « où le mettre ailleurs ». Ce peut être aussi un « ancien opérationnel » en fin de carrière.

Et comme beaucoup le pensent : « les RH ne sont pas un métier, tout le monde peut en faire ! » alors pourquoi ne pas proposer (pour ne pas dire imposer) le poste de recruteur à X du service communication ?

Récemment nommé, non motivé, non formé et souvent peu encadré….ce recruteur est plus difficile à gérer en entretien car son mode de fonctionnement est difficile à anticiper. Certains paniquent et sont plus stressés que vous, même si votre stress vous empêche de vous en rendre compte. Poser une question, écouter la réponse, prendre des notes et rebondir avec une question pertinente qui fasse avancer sa recherche, est un exercice compliqué qui demande de l’entraînement et une méthode. Beaucoup ont peur de ne pas réussir à se faire un avis, de passer à côté d’un bon candidat, ou pire, de sélectionner le mauvais.

D’autres pensent « qu’enfin, ils ont du pouvoir » et comptent bien en profiter. D’autres reviennent juste d’une formation au recrutement et souhaitent la tester sur vous ce qui rend l’entretien peu naturel et saccadé.

Dans tous les cas, la meilleure attitude est d’éviter de déstabiliser le recruteur avec des questions auxquelles il ne saurait pas répondre et notamment sur le métier. Vous pouvez même « l’aider » un peu en mettant en valeur vos compétences et personnalité même si les questions ne vous sont pas clairement posées.


 Le recruteur débutant qui en fait trop

Avec son diplôme RH, il a choisi ce métier mais pas pour la meilleure des raisons : il pense que cela va lui donner du pouvoir. Mais il se rend vite compte que, que ce soit au sein de son équipe ou vis-à-vis des opérationnels, il n’a pas encore de légitimité, voire que l’on se passe de son avis. Peu de responsables s’appuient naturellement sur leur interlocuteur RH. Ce dernier doit faire ses preuves et montrer qu’il peut avoir une réelle valeur ajoutée et pas seulement rallonger le temps du recrutement.

Il arrive que le candidat soit déjà choisi par le manager et que le recruteur débutant n’ait pas son mot à dire. Il arrive qu’on lui demande juste de « voir » le candidat pour la forme, parce que c’est la procédure. Mais c’est surtout son contrat de travail qu’on lui demande de faire. Le recruteur est frustré et peut donc « faire du zèle » avec les seuls interlocuteurs auprès desquels il peut en faire : les candidats. Il risque de vouloir absolument vous déstabiliser, par son comportement ou ses questions, et ce pendant tout l’entretien. Et si en plus, vous lui donniez une très bonne raison de mettre un veto sur votre candidature (vous énerver, l’agresser verbalement, partir pendant l’entretien), il se pourrait même qu’il soit ravi de tenir tête à ce manager qui n’attendait pas son avis.

Il est donc indispensable d’identifier le profil de ce recruteur et de répondre calmement à ses questions. Une préparation est dans ce cas indispensable. 


Le recruteur stagiaire

Vous ne le savez peut être pas mais il y a de nombreux stagiaires qui en plus de faire le tri de cv……vous reçoivent en entretien de recrutement que ce soit en entreprise ou en cabinet de recrutement. Bien entendu, cela dépend du niveau du poste. 
Il faut bien débuter et certains ont des contrats d’apprentissage, ils commencent donc à avoir de l’expérience. Cela n’est pas gênant si vous l’avez remarqué et que vous avez bien préparé l’entretien. Il faut s’attendre à ce que le recruteur soit un peu hésitant, le rythme de l’entretien un peu saccadé avec des « blancs » dans la conversation et des questions parfois sans lien entre elles. Il peut y avoir de la déperdition d’informations, veillez donc à être synthétique et à répéter une information que vous jugez importante.

Désormais les réseaux sociaux professionnels (viadeo, linkedin) peuvent vous aider dans votre préparation. La plupart des professionnels s’y trouvent. Vous verrez rapidement leurs parcours, leurs profils et pourrez préparer l’entretien en fonction de ces informations. 

Pour compléter votre préparation, faîtes appel à un de nos consultants qui vous entraînera à reconnaître le profil de votre interlocuteur  mais aussi à répondre avec succès à ses questions.


Bientôt sur ce Blog : 
- Le recruteur manager 
- Le recruteur consultant du cabinet de recrutement
- Le recruteur psychologue